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Journées du Matrimoine de Mons - Table ronde : Femmes et enfermement
Journées du Matrimoine de Mons - Table ronde : Femmes et enfermement

Wed 01 Oct

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MUMONS

Journées du Matrimoine de Mons - Table ronde : Femmes et enfermement

Table ronde

Les inscriptions sont closes
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Time & Location

01 Oct 2025, 20:00 – 21:30

MUMONS, Pl. du Parc 24, 7000 Mons, Belgique

About the event

Journées du Matrimoine de Mons - Table ronde : Femmes et enfermement


À l’occasion des Journées du Matrimoine 2025 à Mons, le MUMONS ouvre un espace de réflexion collective autour d’une thématique aussi ancienne qu’actuelle : « Femmes et enfermement ».


Religieux, carcéral, domestique, spatial, symbolique… L’enfermement prend de multiples visages. Certaines femmes l’ont choisi par vocation, ou encore pour se protéger ou échapper à d’autres formes de domination. Tandis que d’autres s’y sont vues contraintes.


Ce questionnement prend tout son sens ici, dans les murs mêmes du complexe architectural qui abrite le MUMONS.

En effet, le bâtiment qui nous accueille aujourd’hui a longtemps été un lieu de fermeture :

• un monastère de la Visitation (1650–1796), abritant des femmes cloîtrées dans une vie de silence et de prière, à une époque où il n’y avait pas d’autre avenir pour elles que le mariage ou la vie religieuse ;

• une prison pour hommes et femmes (1796–1867), où l’enfermement devenait sanction ;

• un centre d’archives (1869–2006), conservant la mémoire en ses murs, commençant doucement à s’ouvrir à la ville ;

• et enfin, un espace universitaire ouvert, devenu musée, bibliothèque universitaire et rectorat, lieu de savoirs, de débats et de transmission.

Dans cet héritage fait de barrières et d’ouvertures, nous interrogerons l’enfermement des femmes d’hier et d’aujourd’hui à travers différentes formes : l’enfermement religieux, carcéral, domestique, urbanistique (dans des villes souvent pensées par et pour les hommes) et l’enfermement vécu par les femmes immigrées, trop souvent réduites au silence ou à la marge.

Autour de la table : historien·ne·s, chercheur·euses, expert·es du monde carcéral, actrices de terrain, artistes, militantes…


Des regards variés pour faire entendre une parole plurielle, sensible et engagée, pour penser autrement les lieux, les corps, les récits, et les libertés.


Intervenantes du jour


Pour la partie enfermement religieux :

Elisabeth Lusset

Historienne du Moyen Âge, chargée de recherche au CNRS (Paris). Élisabeth Lusset travaille sur le gouvernement de l’Église, les ordres religieux et les justices au Moyen Âge. Elle a aussi dirigé un projet collectif sur les « cellules de religieuses » ou « boîtes de nonne », des maquettes fabriquées par les religieuses entre le XVIIIe et le XXe siècle.

Marie-Elisabeth Henneau

Docteure en Histoire (ULg), Marie-Elisabeth Henneau consacre ses recherches aux femmes dans l’Église chrétienne occidentale (XIIe-XXe siècles) ainsi qu’au monachisme occidental au féminin (époque moderne), en montrant un intérêt particulier pour le XVIIe siècle. Présidente de la Société internationale d’études des Femmes d’Ancien Régime (SIEFAR), elle est aussi membre du comité de rédaction de son Dictionnaire des Femmes de l’Ancienne France.

Pour la partie enfermement carcérale :

Pascale Jamoulle

Anthropologue, licenciée en lettres et assistante sociale, et chargée de cours et de recherches au Laboratoire d’Anthropologie Prospective de L’Université de Louvain-La-Neuve et au Service de Santé Mentale, Le Méridien, en Belgique.

Depuis quelques années, elle mène une enquête de terrain dans les mondes carcéraux, comme révélateurs des systèmes absurdes de déshumanisation et de confinement aux marges.

Aurore Vanliefde

Criminologue, doctorante (FWO Aspirant) au Leuven Institute of Criminology. Sa recherche doctorale porte sur les expériences, les besoins et les droits humains des personnes LGBTQ+ détenues dans les prisons belges.

Mara de Sario

Photographe. A animé un atelier photographique avec 7 détenu.e.s de la prison de Mons (Murs Murs)

Pour la partie enfermement domestique et enfermement lié à la situation de l’immigration / centres fermés :

Cécile Rugira

Directrice de la maison d’hébergement de Solidarité Femmes.

Anciennement, secrétaire générale de Vie Féminine.

(+ intervention aussi de Pascale Jamoulle ici)

Pour la partie enfermement spatial et urbanistique :

Apolline Vranken

Diplômée en architecture en 2017, Apolline Vranken travaille pendant plus de deux ans comme chargée de projets pour l’asbl L’Ilot-Sortir du sans-abrisme et comme architecte. Avec la plateforme L’architecture qui dégenre qu’elle a fondée en 2018, elle est également à l’initiative des éditions belges des Journées du Matrimoine (depuis 2019) et de la Saison Matrimoine (depuis 2021). Aujourd’hui, elle est chercheuse doctorante FRESH-FNRS au sein du laboratoire Hortence de la Faculté d’architecture La Cambre-Horta ULB. Sa recherche porte sur les méthodologies d’une histoire de l’architecture moderne féministe.

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